Le marché du photovoltaïque est pour le moment le grand perdant de la crise financière actuelle (crise des dettes des Etats souverains), et c’est pour cela que des professionnels essayent de se mobiliser pour relancer la filière.
Donc face à la destruction de milliers d'emplois dans la filière photovoltaïque depuis le coup de frein au rachat de l'énergie solaire imposé en 2010 par le gouvernement, le secteur cherche à s'organiser, convaincu qu'il existe un gisement de plus de 100.000 emplois.
Les professionnels qui se sont réunis en octobre 2011 les premiers états généraux du solaire et demandé à l'État de s'engager à définir un cadre réglementaire stable après avoir subi quatre
modifications tarifaires en cinq ans. «On estime à près de 12.000 la perte des emplois dans la filière» depuis la mise en oeuvre d'un moratoire, fin 2010, sur le rachat de l'énergie
solaire, a affirmé Richard Loyen, de l'association Enerplan qui regroupe les professionnels de l'énergie solaire. «Cela a été un coup de massue pour nous.
Beaucoup d'entreprises sont en liquidation», d'autres ont pris «un autre virage et se sont reconverties pour limiter la casse sociale», a ajouté Richard Loyen. Les industriels du photovoltaïque
considèrent donc d'un oeil très critique la façon dont le gouvernement a géré l'essor de l'énergie solaire en France, lui reprochant le coup d'arrêt donné à la filière qu'il avait pourtant vivement encouragée dans la foulée du
Grenelle de l'environnement.
Situation identique en Europe
La situation pour le solaire au niveau européen n'est guère plus reluisante. Les gouvernements des États sont en train de briser tour à tour l'emballement pour le solaire, débordés par le succès
de leurs régimes d'aide. Parallèlement, la capacité mondiale de fabrication de panneaux solaires atteint aujourd'hui près du double de la demande totale, faisant chuter les prix de vente.
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