Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 21:24

Le marché du photovoltaïque est pour le moment le grand perdant de la crise financière actuelle (crise des dettes des Etats souverains), et c’est pour cela que des professionnels essayent de se mobiliser pour relancer la filière.

Donc face à la destruction de milliers d'emplois dans la filière photovoltaïque depuis le coup de frein au rachat de l'énergie solaire imposé en 2010 par le gouvernement, le secteur cherche à s'organiser, convaincu qu'il existe un gisement de plus de 100.000 emplois.

Les professionnels qui se sont réunis  en octobre 2011 les premiers états généraux du solaire et demandé à l'État de s'engager à définir un cadre réglementaire stable après avoir subi quatre modifications tarifaires en cinq ans.  «On estime à près de 12.000 la perte des emplois dans la filière» depuis la mise en oeuvre d'un moratoire, fin 2010, sur le rachat de l'énergie solaire, a affirmé Richard Loyen, de l'association Enerplan qui regroupe les professionnels de l'énergie solaire. «Cela a été un coup de massue pour nous. 

Beaucoup d'entreprises sont en liquidation», d'autres ont pris «un autre virage et se sont reconverties pour limiter la casse sociale», a ajouté Richard Loyen. Les industriels du photovoltaïque considèrent donc d'un oeil très critique la façon dont le gouvernement a géré l'essor de l'énergie solaire en France, lui reprochant le coup d'arrêt donné à la filière qu'il avait pourtant vivement encouragée dans la foulée du Grenelle de l'environnement. 

Situation identique en Europe 

La situation pour le solaire au niveau européen n'est guère plus reluisante. Les gouvernements des États sont en train de briser tour à tour l'emballement pour le solaire, débordés par le succès de leurs régimes d'aide. Parallèlement, la capacité mondiale de fabrication de panneaux solaires atteint aujourd'hui près du double de la demande totale, faisant chuter les prix de vente.

Par Isabelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 11:38

Photovolt-entrep.JPG La France s’est engagée, dans le cadre européen, à atteindre en 2020 une part de 23 % d’énergies renouvelables dans son bouquet énergétique. L’énergie solaire fait appel à une ressource inépuisable et non polluante : le rayonnement solaire. Elle est donc l’une des pistes à développer pour atteindre l’objectif.

Les difficultés d’approvisionnement en énergies fossiles, associées aux préoccupations de changement climatique, incitent les pays développés à diversifier leur mix énergétique. Ils introduisent, aux côtés du pétrole, du gaz et du charbon, les énergies non carbonées que sont le nucléaire et les énergies renouvelables. Le premier, qui offre le double avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre et de fournir une énergie à un coût stable sur de longues périodes, a connu un redémarrage mais les inquiétudes subsistent sur le traitement des déchets et l’accident de la centrale japonaise de Fukushima a encore renforcé les réticences. Les énergies renouvelables, et parmi elles  le solaire, connaissent un développement sans précédent. Mais leur part reste marginale et elles ne peuvent pas encore prétendre au titre d’alternative aux énergies fossiles. Des décisions politiques sont nécessaires pour les imposer, comme le « paquet énergie-climat » de l’Union européenne dont l’objectif est de porter à 20 % la part moyenne des énergies renouvelables dans la consommation européenne en 2020, soit 23 % pour la France. Les tarifs d’achat très attractifs de l’électricité photovoltaïque ont donné un élan aux installations de panneaux, notamment intégrés dans les toitures. L’intégration au bâti est une spécificité française. Quant au solaire thermique, qui a connu une éclipse ces dernières années, notamment du fait de l’engouement pour le photovoltaïque, il devrait trouver un nouvel élan, en particulier sous la forme de chauffe-eau solaire individuel. C’est en effet la solution préconisée par la nouvelle réglementation thermique RT 2012 pour la préparation d’eau chaude sanitaire dans la maison individuelle, à partir de janvier 2013. (lire la suite sur le lien ci-dessous)

Source : http://www.lemoniteur.fr/dossier-premium/energie-solaire 

Par Isabelle
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 17:48

Le symbole est fort. Plus de trois semaines après le début de la catastrophe japonaise de Fukushima, qui sème le doute partout dans le monde sur la pertinence du nucléaire, l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), créée en 2009, tient sa première assemblée générale, les 4 et 5 avril. Objectif : sortir le monde de sa dépendance aux énergies fossiles et, ainsi, contenir les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique.

Le défi est immense. Aujourd’hui le trio pétrole-charbon-gaz représente 87 % de l’offre mondiale d’énergie ; le renouvelable 7%, le nucléaire 6%. D’ici à 2035, le scénario de l'Agence internationale de l'énergie table sur une baisse (toute relative) des énergies carbonées à 78 %, tandis que le solaire, l'éolien, la biomasse et autres renouvelables devraient grimper jusqu'à 14 %, et le nucléaire pousser jusqu'à 8 %.

La remise en cause de l'atome conduira à concentrer la bagarre sur un affrontement entre deux camps : fossiles contre renouvelables. L'avenir de la planète, on le sait, passe par la victoire du soleil et du vent.

Tout reste à faire. Les gouvernements, les entreprises, mais aussi, bientôt, les 7 milliards d'individus que compte la Terre doivent prendre leurs responsabilités.

Le premier obstacle au déploiement des énergies renouvelables reste le prix élevé de l'électricité qu'elles produisent. Il faut les épauler. En 2009, les gouvernements ont subventionné les énergies fossiles à hauteur de 312 milliards de dollars (219 milliards d'euros), contre 57 milliards pour les renouvelables. Il est vrai que le premier secteur est - pour le moment - porteur de bien plus d'emplois que le second.

Au lieu de doper leur budget de recherche et développement vers les solutions vertes, beaucoup d'industriels travaillent à des énergies fossiles "plus propres" en promettant, par exemple, de capturer et de stocker le C02. Pourquoi ne pas apprendre plutôt à stocker l'énergie solaire ?

Pour se lancer dans l'aventure des renouvelables, les entreprises comme les particuliers ont besoin d'un cadre réglementaire durable. Les pouvoirs politiques devraient y veiller. La remise en cause, fin 2009, dans plusieurs pays européens, des aides au photovoltaïque pour cause de rigueur budgétaire, montre combien les énergies vertes ne sont pas encore suffisamment prises au sérieux.

Elles le seront davantage si l'on fait enfin aboutir les négociations sur le climat - elles viennent de reprendre à Bangkok - qui permettront de fixer les règles du jeu des réductions des gaz à effet de serre.

Localement, les initiatives ne manquent pas. Le Monde les recense dans une série de quatre enquêtes dont nous commençons la publication aujourd'hui. Dans toute l'Europe, nous sommes allés à la rencontre des populations qui se chauffent et s'éclairent sans charbon ni gaz ou font de spectaculaires économies d'énergie. Elles ont su se "renouveler", elles.

Source : LeMonde.fr du 5/04/11

Par Isabelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 12:08

Dans le dernier rapport du Commissariat Général au développement durable, on apprend que plus 1 100 MW de puissance éolienne ont été raccordés en 2010 et que la barre des 1 000 MW de puissance photovoltaïque a été franchie durant la même période.

En 2010, le parc éolien s'est accru de 1 108 MW. Cette progression, bien qu’encore inégalée, est toutefois du même ordre que celle des deux années précédentes (1 044 MW en 2008 et 1 095 MW en 2009).
L'année 2010 a été marquée par une répartition très inégale des nouvelles installations sur le territoire : plus de 90 % des puissances nouvellement raccordées sont situées dans neuf régions, dont 64 % dans trois d’entre elles : Champagne-Ardenne, Bretagne et Pays de la Loire.
Fin 2010, le parc atteint près de 5 750 MW ; La Champagne-Ardenne devient la première région avec 848 MW, devant la Picardie, la Bretagne et la Lorraine. A elles seules, ces quatre régions concentrent 50 % du parc installé.

Concernant le petit éolien (puissance inférieure à 36 kW), 242 installations ont été raccordées fin 2010, pour une puissance de 2,1 MW (en progression de 17 % par rapport à fin 2009).

 

Enfin, la production éolienne s'élève à 9,4 TWh pour l'année 2010, soit près de 1,8 TWh supplémentaire par rapport à 2009 (+ 24 %). La part de l'éolien dans la consommation électrique nationale progresse régulièrement pour s'établir à 1,8 % en 2010 contre 1,5 % en 2009.

151 654 installations photovoltaïques raccordées au réseau en 2010.

Avec 719 MW raccordés au cours de l'année 2010, le parc photovoltaïque dépasse désormais la barre des 1 000 MW en fin d'année, soit une puissance triplée depuis la fin de l'année 2009. Le rythme des raccordements s'est accéléré tout au long de l'année et dans la quasi-totalité des régions métropolitaines.
Fin 2010, toutefois quatre régions se distinguent en totalisant près de la moitié de la puissance raccordée : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Pays de la Loire, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon. Les DOM ont connu une croissance un peu moins soutenue, mais leur part demeure importante (15 % de la puissance totale).

En métropole, le parc des installations de puissance supérieure à 3 kW a été multiplié par 3 en nombre et par 4 en puissance en 2010 (près de 13 000 installations fin 2010 pour une puissance de 509 MW contre 4 430 installations fin 2009 pour une puissance de 125 MW). Parmi celles-ci, seules 92 installations ont une puissance supérieure à 250 kW pour une puissance de 128 MW (contre 24 installations fin 2009 pour une puissance de 33 MW).

 

Les installations en attente de raccordement au 31/12/2010, selon les données fournies par ERDF et RTE, atteignent 365 dans l'éolien et 75.015 dans le solaire photovoltaïque.

La puissance (MW) en attente de raccordement en France métroplolitaine est quasiment identique aussi bien dans l'éolien que dans le solaire. (3.737 MW pour le premier contre 3.735 MW pour le second).

Le nombre d'installations solaire photovoltaïque en attente est de 70.792 en France métropolitaine (+ 4.223 dans les DOM). Ces chiffres comprennent également les 3 kW concernés par le moratoire du 9 décembre 2010.

Source : Enerzine

 

 

 

 

 

 

Par Isabelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 12:29

Photovolt-07-2010.JPG Cette baisse de 12% du prix du rachat par EDF débute le 1er septembre mais ne concerne pas les particuliers

C'est la deuxième fois en huit mois que le gouvernement décide de modifier le niveau de ces tarifs.

Pour celui-ci, il s'agir "d'éviter les effets d'aubaine spéculatifs et résulte de la diminution des coûts des équipements photovoltaïques".

Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait évoqué début juillet "un problème de surchauffe" du secteur photovoltaïque dans un entretien avec l'AFP.

La baisse des tarifs va s'appliquer à toutes les catégories de producteurs (centrales solaires aux sol, panneaux intégrés au bâti, etc.), sauf aux petits producteurs résidentiels.

Pour certains agriculteurs, la production d'électricité constitue un complément de revenue. Ils avaient été épargnés par la dernière modification des tarifs, survenue en janvier.

Le communiqué gouvernemental indique que : "les tarifs applicables aux installations domestiques d'une puissance inférieure à 3 kWc (soit environ 30 m2 de panneaux) resteront inchangés à 58 centimes d'euro par kilowattheure".

Les ministères de l'Energie et de l'Economie soulignent en outre que la puissance du parc de panneaux solaires français a été multiplié par 10 en deux ans. Elle était de 81 mégawatts fin 2008 et "sera de 850 MW fin 2010", selon le communiqué.

"Les projets déposés à ce jour représentent par ailleurs plus de 3.000 MW. La France est donc très largement en avance sur la mise en oeuvre des objectifs du Grenelle de l'Environnement", à savoir 1.100 MW installés fin 2012, ajoute le gouvernement.

Afin d'éviter de nouveaux emballements spéculatifs, le gouvernement annonce l'"adaptation" du système de régulation des tarifs de rachat.

La modification du système, "qui doit devenir plus réactif au développement de la filière", sera "préparée à l'automne en concertation avec l'ensemble des acteurs du secteur", précise-t-il.

Comment fonctionne le marché
Les propriétaires de panneaux solaires peuvent revendre l'électricité qu'ils produisent à EDF à un tarif préférentiel qui permet de soutenir le développement de la filière.

Le niveau du tarif de rachat est fixé par un arrêté des ministères de l'Energie et de l'Economie.

Le mécanisme de rachat de l'électricité photovoltaïque est financé par l'ensemble des consommateurs, par le biais de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), réglée avec la facture d'électricité.

Selon Le Figaro, qui cite un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF), un foyer se chauffant à l'électricité aurait vu sa facture augmenter de 60 euros par an si les tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque n'avaient pas été diminués.

note perso: les particuliers devraient en outre, selon un article du monde, voir leur crédit d'impôt photovoltaïque passer de 50% à 25%

Source : par FTV avec agences du 23/08/10

Par Isabelle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés